Radiohead

Radiohead

A Moon Shaped Pool

(XL Recordings)

Il est toujours difficile de parler du nouvel album d’un groupe comme Radiohead, tant tout a été dit quelques secondes après sa sortie. Tant l’attente a apporté son lot de frustrations et la sortie, une certaine forme de libération.

Il y a longtemps que je n’écoute plus Radiohead de « manière compulsive », même si tous leurs albums sont passés entre mes oreilles. Longtemps que je suis de loin, les tentatives de chacun, dans leurs recherches personnelles, que ce soit les musiques de films du guitariste Jonny Greenwood, ou l’excellent projet Junun aux cotés du compositeur israélien Shye Ben Tzur et de musiciens indiens The Rajasthan Express. Thom Yorke et ses pérégrinations électroniques aux cotés du musicien Nigel Godrich (producteur attitré de Radiohead) sous le nom de Atoms For Peace.

Je ne reviendrai donc pas sur le plan marketing pour lancer l’album, qui n’est pas sans me faire penser à la sortie de l’excellent Lemonade de Beyoncé. Radiohead est donc de retour avec A Moon Shaped Pool, regroupant son lot de chansons écoutées lors de leurs prestations live : Burn The WiytchDesert Island Disk, Numbers (anciennement intitulé Silent Spring), Identikit, Present Tense, Ful Stop et True Love Waits. Des titres enregistrés avec de nouveaux arrangements, nourris de leurs expériences passées, aux cordes omniprésentes, enrobantes, jouant à créer des moments de tension et de lumière, pointant leur nez du coté de Led Zeppelin matiné de Gainsbourg sur le superbe The Numbers. Un album qui n’est pas sans évoquer un résumé de la carrière d’une des formations les plus envoutantes et singulières, dépassant le stade de toute qualification.

Revenu à des fondements plus pop, bien que toujours auréolé et habillé d’expérimentations diverses et variées, A Moon Shaped Pool, est le somptueux résumé d’une carrière à l’évolution constante, résonnant comme un Chant du cygne, où la tristesse s’habille en habit de gala, où les guitares et les rythmiques s’effacent sous les effets, pour réapparaitre du coté de miroirs sans tain, Thom Yorke oubliant de geindre pour figer sa voix dans un écrin de velours à la pureté retrouvée et aux émotions sans fioriture. Oeuvre ultime et sublime aux allures d’adieu ? L’avenir nous le dira.

Roland Torres

Site : www.radiohead.com

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