Jay-Jay Johanson

Jay-Jay Johanson

Cockroach

(Universal)

jj-johanson

De la pochette, où l’on voit jay-Jay Johanson tout de noir vêtu un chapeau melon sur la tête, au titre Cockroach (cafard) qui n’est pas évoquer La Métamorphose, le suédois évoque un Kafka en pleine résurrection. Car Cockroach pourrait bien être l’opus de la renaissance pour le suédois que l’on avait un peu trop vite laissé sur la touche. Revenant aux arrangements subtiles avec lesquels il nous avait envouté sur Whiskey, Jay-Jay Johanson retrouve l’inspiration de ses débuts, sussurant de sa voix de velours, plus proche que jamais d’un Chet Baker trip hop, des mots aigre-doux enrobés de romantisme et de mélancolie par temps couvert. Coackroach fait appel aux fondamentaux du suédois : des mélodies en suspension, des rythmiques enlevées mais pas trop, des cordes voluptueuses, des pianos jazzy, électronique dépouillée en pointillés, le tout pour une pop envoutante qui aime prendre des allures de Dr Jeckyll & Mister Hyde sans dévoiler la nature profonde qui l’habite. Jay-Jay Johanson emprunte au classicisme pour fluctuer dans le temps, sans avoir de compte à rendre à cette liberté reprise, qui lui fait composer un de ses albums les plus intriguants, à l’intensité dramaturgique fascinante.

Roland Torres

Site : www.jay-jayjohanson.com

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s