Marina Herlop
Dja Dja
(Self-Released)
Avec son nouvel album Dja Dja, à ne pas confondre avec Djadja d’Aya Nakamura, Marina Herlop fait plonger l’auditeur dans un labyrinthe de mélodies défiant l’équilibre du monde, assemblant les fragilités pour en faire des actions gravitant d’elles-mêmes autour d’astres à la beauté éblouissante.
Les voix se dissimulent parmi les sons pour s’en extraire avec plus de force, les arrangements épris de folie et de liberté explosent sous la palette d’une peintre abstraite, passée maitre en conception de paysages aux géographies fuyantes. Marina Herlop s’amuse et ça s’entend, le groove danse au bras d’expérimentations dégagées de toute influence, le minimalisme des oeuvres passées se liquéfie pour laisser place à une musique ardente et habitée, complexe et gainée.
Les images défilent et les films s’auto-créent, glissant et zigzaguant entre les genres, pour voire le grandiloquent se réveiller au son d’anges déchus d’un Eden construit à la gloire de la Création. Dja Dja fait converger nos désirs de beauté et d’impétuosité, d’amour fou et de fuite en avant, consumant nos derrières réticences à coups d’arrangements héritées d’une tribalité toute en finesse, travail d’orfèvre d’une artiste hors-norme. Vital.
Link: marinaherlop.bandcamp.com/album/dja-dja
