Thomas Brinkmann

Thomas Brinkmann

A 1000 Keys

(Editions Mego)

Avec le nouvel album, A 1000 Keys, de Thomas Brinkmann, on est en droit de se poser la question si toute oeuvre artistique, se doit d’être analysée, décortiquée pour en percevoir son essence. De mon coté, la musique est avant tout une question de sensations, des effets qu’elle peut me procurer à des moments de ma vie. Car si l’oeuvre de Thomas Brinkmann peut avoir un coté conceptuel, il n’en reste pas moins qu’elle véhicule son lot d’émotions.

Avec ce nouvel album, il détourne le piano pour en proposer une vision minimaliste, mécanique et parfois brutale. Construit autour de loops et de notes frappées, A 1000 Keys ne nous laisse pas de marbre, de par cette manière d’agencer les notes et de bâtir des morceaux rythmiques aux mélodies squelettiques, dépouillées de toute forme d’humanité, comme si les machines s’étaient mises à bugger.

Variant les modes de jeu, il en arrive à mettre l’auditeur presque mal à l’aise, de par son parti pris radical, déjouant pourtant les pièges qu’une telle oeuvre pourrait susciter, extrayant des mélodies d’un chaos algorithmique où rien ne semble posé au hasard. Thomas Brinkmann joue à nous bousculer, à nous déstabiliser, à repousser nos limites d’auditeur. Une oeuvre presque Dada de par sa dérision sérieuse et sa jubilation expérimentale à ébranler nos certitudes et nos questionnements.

Roland Torres

列印

 

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