Helena Hauff

Helena Hauff

Discreet Desires

(Werkdiscs / Ninja Tune)

Il n’est jamais aisé de vouloir faire du neuf avec du vieux, de puiser dans l’histoire de la musique tout en collant à son époque, de croiser les effluves de manière transversale pour leur donner un relief intense. C’est pourtant le pari réussi d’Helena Hauff avec son premier album Discreet Desires qui fait communier indus, post-punk, electro eighties et techno oldschool, avec une certaine dose de naïveté et de singularité, qui la voit puiser son inspiration dans Joy Division comme dans New Order, Bauhaus ou Fad Gadget, Wire ou Kraftwerk, dénué de mots mais rempli de mélodies sombres et mouvantes, d’ombres sautillantes et de rythmiques rampantes, de techno antique et de racines underground. Helena Hauff fait sonner les vieux synthés, en de longues odes à un monde perdu, noyé sous des larmes de nostalgie et de hype soyeuse, accroches coeurs aux lêvres rouges sur teint blafard, déambulant dans des couloirs à l’étroitesse étrange et les plafonds crépis. Les désirs discrets se muent en obscurs objets du plaisir, avec ses loops entêtants et ses dérives par mers démontées et horizons plats, départ impétueux vers des paysages cassés, surmontés de forêts denses et mécaniques. Très fortement recommandé.

Roland Torres

Site : soundcloud.com/helena-hauff

helenahauff

 

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