Woodkid

Woodkid

The Golden Age

(Green United Music / Pias)

Woodkid+++2013

Clippeur de stars (Lana del Rey, Rihanna, Drake, Moby, Katy Perry…), musicien formé à l’école classique, Yoann Lemoine aka Woodkid, fait monter le buzz autour de lui depuis maintenant 2 ans, égrenant les titres au compte-gouttes et affolant les blogosphères de la planète. Aujourd’hui, il livre enfin, son tant attendu premier album, The Golden Age, qui est déjà plebiscité un peu partout. Pour ceux qui seraient passés à coté du phénomène, rappelons que Woodkid est un jeune artiste de 29 ans originaire de Lyon, qui développe depuis ses débuts, un univers musicalo-cinématographique en noir et blanc, construit autour de compositions orchestrales à la grandiloquence assumée, où les cordes, instruments à vents, percussions, dessinent les contours d’une pop surgie d’un monde, en proie aux affres de la mélancolie. The Golden Age est un concentré de romantisme chamallow, sur lequel plane la voix plutôt limitée de Woodkid, mais qui sert amplement l’oeuvre dont il est la colonne vertébrale et l’essence même. Difficile de juger un tel disque, loin des tendances d’aujourd’hui et de demain, mais qui flirte avec un certain hier, où les orchestrations se voulaient pompières dans le bon gout. On y croise les fantômes de compositeurs comme Burt Bacharach, Henry Mancini, John Williams ainsi que Phil Spector ou Leonard Cohen, appuyé par une production, où les éléments électroniques discrets, trouvent leur place pour conférer à l’ensemble une certaine dynamique dans sa force de frappe. Si The Golden Age séduit par ses arrangements, il peut aussi lasser parfois, par la linéarité de la voix, qui ne permet pas de vraiment accrocher sur la longueur. Concept album selon Woodkid, les 14 tracks sont à prendre comme une évolution de l’enfance à l’age adulte, du bois au marbre… La pop s’est trouvée un nouveau chantre, qui fait rimer musique avec physique, sentiments avec arrangements, émotion avec dévotion, mégalomanie avec génie… On saluera le travail phénoménal qu’a dû représenter une telle aventure pour la mener jusqu’au bout. L’ombre de Scott Walker flotte sur ce disque, pour son parti pris jusqu’au boutiste et sans concession. On attend désormais, de voir comment évoluera la carrière de cet artiste, dont le premier album place la barre très haut…

Roland Torres

Site : www.woodkid.com

Une réflexion sur “Woodkid

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